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Quelle contraception pour les femmes à risque cardiovasculaire ?

Thèmes Santé -> Femme
publié le 06/11/2013

Informer les femmes sur le risque de thrombose

Les femmes doivent être informées du risque de thrombose artérielle ou veineuse, en particulier lors de la prescription d’une contraception hormonale estroprogestative (hormones estrogènes et progestatives combinées).

Elles doivent aussi connaître les autres facteurs qui augmentent ce risque (âge, tabagisme, longs voyages, notamment en avion) et les signes d’alerte qui doivent amener à consulter rapidement un médecin : œdème, douleur inexpliquée au niveau du membre inférieur, de l’aine ou du bas du dos, fatigue brutale inexplicable, dyspnée, douleur thoracique, apparition ou aggravation de céphalées, déformation de la bouche, hémiparésie, etc.

Du côté du médecin, celui-ci doit réévaluer les risques à chaque renouvellement de prescription de contraception.

Un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit doit être mis en place, en particulier au cours des périodes où le risque de thrombose est le plus élevé :
•Au cours de la première année de traitement.
•Lors de la reprise après un arrêt de traitement.
•En cas de changement de contraceptif oral pour une autre génération.


Identifier les femmes à risque cardiovasculaire

Bien entendu, le médecin doit identifier les femmes qui présentent un risque cardiovasculaire avant de prescrire une contraception, car c’est à partir de ce profil de risque qu’il pourra choisir la méthode la plus adaptée.

Qui sont les femmes à risque cardiovasculaire ?
•Les femmes ayant des antécédents personnels :

◦d’accidents thromboemboliques veineux (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ou artériels, coronariens, accidents vasculaires cérébraux, facteurs génétiques de risque de thrombose ;
◦d’hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie (anomalies des lipides sanguins), anomalies thrombophiliques (héréditaires ou non), maladie variqueuse ;
◦de maladie majorant le risque thrombotique (lupus, maladies inflammatoires - MICI, syndrome myéloprolifératif -, cancer, etc.).

•Les femmes ayant des antécédents familiaux au degré (parents, frères et sœurs ou enfants) :
◦d’accidents thromboemboliques veineux, survenus notamment avant l’âge de 50-60 ans ;
◦d’accidents thromboemboliques artériels, d’hypertension artérielle, de diabète, de dyslipidémie.

•Les femmes souffrant de céphalées ou de migraines avec ou sans aura.

•Les fumeuses.

•Enfin l’âge fait partie des facteurs de risque.

Afin d’aider les médecins à orienter leurs patientes vers le moyen contraceptif le mieux adapté en fonction de leurs antécédents, de leurs pathologies, de leurs facteurs de risque cardiovasculaire et de leurs préférences, la Haute autorité de santé (HAS) a publié une « fiche mémo » fondée sur les critères établis par l’Organisation mondiale de la santé adaptés au contexte français. Cet outil permet de visualiser par pathologie et par facteur de risque, les niveaux d’éligibilité des différents moyens contraceptifs :

•méthode utilisable sans aucune restriction,

•utilisable de manière générale, mais avec un suivi plus attentif,

•non recommandée de manière générale à moins qu’aucune autre méthode ne soit disponible ou acceptable, suivi rigoureux à mettre en place,

•méthode à ne pas utiliser car elle est susceptible d’exposer à un risque majeur pour la santé.

À savoir : selon l'Agence européenne du médicament (EMA), les bénéfices des pilules de 3e/4e génération restent supérieurs aux risques.
9 à 12 femmes sur 10.000 auront un accident thromboembolique veineux sous pilule de 3e/4e génération contre 5 à 7 femmes sur 10.000 sous pilule de 1ère/2e génération et contre 2 sur 10.000 pour les femmes ne prenant pas de pilule.
Autrement dit, les risques sont faibles avec toutes les pilules, et il existe peu de différences entre pilules.

Contraception et risque cardiovasculaire : que retenir ?

Par exemple, une femme qui a déjà été victime d’une thrombose veineuse ou d’une embolie pulmonaire peut employer sans aucune restriction un stérilet au cuivre.
En revanche, les méthodes progestatives (stérilet hormonal, pilule ou implant) nécessitent un suivi plus attentif, et les méthodes estroprogestatives (pilule, patch, anneau intra-vaginal) ne doivent pas être utilisées. Il en est de même en cas d’antécédent vasculaire cérébral ou d’hypertension sévère.

En pratique, on retiendra que les méthodes estroprogestatives sont souvent contre-indiquées, mais pas de façon exclusive, tout dépend des facteurs de risque et des pathologies cardiovasculaires.

En revanche, le dispositif intra-utérin au cuivre ou stérilet non hormonal est toujours utilisable…

Bien entendu les méthodes naturelles sont également utiles à condition de savoir bien les pratiquer et d'utiliser des préservatifs dans les périodes à risque. Pour bien repérer le moment de son ovulation, il existe aujourd'hui des test fiables comme ceux de la solution ClearBlue®.

Article publié par Isabelle Eustache le 04/11/2013            e-sante.fr

Sources : Haute Autorité de Santé (HAS), juillet 2013, http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1638478/fr/contraception-chez-la-femme-a-risque-cardiovasculaire-fiche-memo. Fiche mémo : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-09/13e_version_contraception_cardiop1-220713.pdf. http://www.choisirsacontraception.fr.

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